• La monnaie unique est tombée sous 1,40 dollar • Regain d'inquiétude autour des dettes grecque et portugaise • Nicolas Sarkozy veut graver dans le marbre le principe d'un équilibre budgétaire
La monnaie unique est tombée hier sous 1,40 dollar pour 1 euro, une première depuis juillet dernier. Cet accès de faiblesse tient, en partie, au regain d'inquiétude sur les marchés mondiaux, qui fait retrouver au dollar son statut de valeur refuge. Mais il découle aussi de l'inquiétude croissante autour des finances publiques de plusieurs Etats de la zone euro. Des rumeurs évoquant un plan européen de soutien à Athènes ont accru la pression sur la Grèce, les marchés y voyant la preuve de la fragilité financière du pays. Même à Paris, où la situation est sans commune mesure, Nicolas Sarkozy souhaite instaurer une règle budgétaire garantissant l'équilibre à l'horizon 2020. De fait, la question des finances publiques devient centrale. Hier, Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, a estimé que « le niveau des déficits publics n'est pas tenable des deux côtés de l'Atlantique ». Les principales Bourses mondiales ont poursuivi hier leur glissade.