• Le texte définitif de la réforme financière américaine devait être adopté hier soir • Les activités spéculatives et les dérivés seront mieux encadrés • Goldman Sachs écope d'une amende record de 550 millions de dollars
Barack Obama vient de réussir le deuxième coup de force de son mandat, après l'adoption de sa réforme du système de santé. Le texte définitif relatif à la régulation de l'industrie financière devait être adopté hier soir au Sénat, après des mois de débats politiques et de lobbying de la part des banques de Wall Street. Le texte final a été dilué, mais les principales mesures ont été conservées. La « règle Volcker », qui se veut dans l'esprit du Glass-Steagall Act des années 1930, a été adoucie mais maintenue, et imposera aux banques de réduire l'essentiel de leurs activités pour compte propre, considérées comme spéculatives. Le marché des dérivés de gré à gré, très critiqué pour son rôle d'amplificateur pendant la crise, va être aussi mieux encadré et régulé. Le texte refond par ailleurs l'organisation de la régulation avec la création d'une agence de protection du consommateur et celle du conseil de supervision de la stabilité financière, chargé d'identifier les risques systémiques. Les agences de notation feront, elles aussi, l'objet d'une surveillance spécifique. Parallèlement, Goldman Sachs va payer une amende record de 550 millions de dollars à la Securities and Exchange Commission (SEC) pour ses agissements dans la crise des « subprimes ».